(Ré)imaginons ensemble la réalité

Ralentir. S’arrêter. Penser à l’intérêt commun pour la survie de toutes et tous. Tout ce qui était depuis des années dit impossible, et juste pas possible, est en train de se réaliser.

Il y a très récemment encore, l’économie mondiale disait que soutenir les moins-nanti.e.s, était suicidaire, que l’égalité entre les genres était utopique, que s’arrêter de surproduire, de surexploiter, de surconsommer, de se « sur-déplacer » (nouveau terme !) était impensable. 

Nous avons tellement longtemps vécu au rythme des impossibles que nous en avions oublié les choses les plus essentiellement simples et à portée de main. Nous sommes toutes et tous menacé.e.s, et pourtant avec cette crise, se présente l’opportunité de redoubler d’effort et de cumuler les forces vives dans notre lutte en faveur des vulnérables et faibles, des majorités invisibles que sont les opprimées et les réprimées.

Nous sommes plus que jamais déterminé.e.s à donner du temps et de la voix pour amplifier les visions et les idées de celles et ceux que l’on n'entend pas souvent mais qui ont tellement de choses à dire. Non seulement pour surmonter le confinement, la distanciation sociale et la pandémie mais aussi pour faire éclore de nouvelles manières de vivre et de faire pour la période « après-corona ».  Nous vous présenterons chaque semaine nos réflexions avec nos partenaires, des expert.e.s, des activistes et des créatifs.ves, avec lesquel.le.s nous (ré)imaginons une réalité, que l’on nous a trop longtemps dite utopique. Une réalité de sociétés plus justes, moins inégalitaires, dans lesquelles le développement durable protège l’environnement, défend les droits humains et demeure solidaire et centré sur l’égalité entre les genres.

En ces temps difficiles, l’heure est plus que jamais à la solidarité, au partage mais surtout à l’inspiration.  

The invisible coronavirus

Le coronavirus invisible rend visibles les inégalités et les injustices systémiques entre les genres

Contribution

Les dimensions sexospécifiques de la pandémie sont nombreuses et d'une gravité étonnante, mais elles ne sont pas nouvelles et ne sont pas surprenantes. En fait, le coronavirus invisible a plutôt rendu visibles les nombreuses lignes de faille déjà existantes dans notre monde hyper-mondialisé et largement dirigé par les entreprises, avec ses injustices économiques, environnementales et sociales, son inégalité et son sexisme persistants entre les sexes, sa xénophobie et son racisme violents, son oppression néocolonialiste et son extractivisme perpétué par des élites financières, politiques et intellectuelles autoproclamées.