Recrutement d'un(e) consultant(e) sur les politiques et programmes migratoires au Sénégal de 2005 à 2018

Recrutement d'un(e) consultant(e) sur les politiques et programmes migratoires au Sénégal de 2005 à 2018

Nous recrutons une(e) consultant(e ) pour une étude bilan sur les politiques et programmes migratoire au Sénégal à réaliser du 12 novembre au 10 décembre 2018.

Recrutement Etude bilan sur les politiques et programmes migratoires au Sénégal 2005 à 2018Créateur: hbs Sénégal. Tous droits réservés.

CONTEXTE ET JUSTIFICATION

Au moment où le Sénégal adopte sa politique migratoire en 2018 après de longues années d’actions de lutte contre la migration dite « irrégulière » ou « clandestine », l’on note la recrudescence de l’émigration par les pirogues « Barça wala barsak ». En effet, ce 18 août 2018, une grande pirogue a échouée sur la plage du Millénaire, sur la corniche ouest de Dakar, à bord de laquelle s’étaient massés plusieurs dizaines de migrants, avec probablement les îles Canaries pour destination. Cet incident a relancé le débat sur « l’émigration clandestine » au Sénégal rappelant les évènements des années 2005-2006 où il y avait chaque jour trois ou quatre pirogues qui partaient du Sénégal pour les Canaries.

Ces dynamiques migratoires s’inscrivent dans un contexte particulièrement difficile : réduction des opportunités de migration légale, pauvreté croissante et absence de perspective économique. De ce point de vue, la volonté d’émigrer reste encore énorme au Sénégal, malgré les efforts de dissuasion consentis par les autorités et les partenaires au développement.

À partir de 2005, alors que les arrivées de personnes migrantes sur les îles espagnoles des Canaries augmentent, de nouveaux cadres de partenariat voient le jour, dans le but d’obtenir la collaboration d’États plus au Sud dans le renforcement des contrôles des frontières européennes. A ce titre, l’aide au développement est vue comme un moyen de pression sur les pays ciblés. On apprend que l’agence FRONTEX a bénéficié d’un budget de 86,4 millions d’euros en 2011 , un budget qui a augmenté de 254% dans une période de quatre ans seulement. En effet, durant ces dernières années, le Sénégal a récolté plus de 6,5 milliards FCFA dans le domaine de la gestion des frontières. Après l’installation de Frontex au Sénégal en 2006 et la surveillance quasi-totale des côtes Sénégalaises, les migrant(e)s ont cherché d’autres chemins et ont emprunté la voie terrestre vers le Niger et la Lybie.

Pour lutter contre ce phénomène, différentes initiatives internationales et nationales visent à fixer les jeunes sur place, à travers des programmes structurants de formation et d’emploi.

A l’heure actuelle, malgré l’existence d’une nouvelle politique migratoire au Sénégal, l’on note toujours une forte pression de migration de la jeune population. 

La politique Nationale de Migration du Sénégal (PNMS), validée techniquement le 28 mars 2018 est opérationnalisée à travers un ‘’Plan d’actions prioritaires’’ (PAP) quinquennal adossé aux axes stratégiques de ladite politique. Ce PAP se décline à travers 47 projets et programmes de développement inscrits dans une matrice sur la période 2018-2022 et dont le montant global s’élève à presque 58 milliards FCFA .

Ainsi, le moment est venu de faire le bilan des investissements et efforts fournis depuis 2005 et de leurs impacts et conséquences.

OBJECTIFS

  • Faire le bilan sur le montant des investissements dans le cadre de « la lutte contre l’émigration clandestine » et « la lutte contre les causes profondes de la migration » effectués de 2005 à 2018 ; dans quel domaine et avec quel objectif
  • Evaluer les actions développées dans le cadre de « la lutte contre l’émigration clandestine » de 2005 à 2018 ; Identifier les limites, les manquements mais aussi les bonnes pratiques dans les interventions.  

RESSOURCES HUMAINES ET QUALIFICATIONS

Mandat et chronogramme

Cette étude sera exécutée par un cabinet ou un consultant-e. Elle sera réalisée sur une durée totale de 25 jours couvrant la période du 12 novembre au 10 décembre 2018.

Profil recherché

  • Diplôme d’Etudes Supérieures en sciences sociales (Sociologie, démographie, socio-économiste ou Anthropologie) ou tout autre diplôme équivalent (BAC+ 5, BAC+6 ou plus) ;
  • Formation et expérience professionnelle avérées en recherche et plus spécifiquement dans le domaine de la migration ;
  • Expérience de travail conjointe dans des travaux similaires ; 
  • Démontrer une excellente connaissance des institutions, ONG et organisations évoluant dans le domaine de la migration au Sénégal ;
  • Excellentes compétences en rédaction, communication et synthèse ;
  • Capacité à produire des résultats de qualité dans les délais impartis.

Atouts

  • Bonne connaissance des questions migratoires au Sénégal ;
  • Justifier d’une expérience avérée dans le travail et la collaboration avec une équipe pluridisciplinaire ;
  • Capacité à travailler et à conduire une équipe ;
  • Autonomie, sens de l’initiative et de l’anticipation, capacité à résoudre les problèmes.

SOUMISSION DES OFFRES

Les propositions techniques et financières de 10 pages maximum (annexes non compris) devront comprendre les éléments suivants :

  • Méthodologie proposée ;
  • CV y compris les références ;
  • Budget détaillé de l’offre (le/la consultant/e devra couvrir les frais liés aux déplacements locaux, nourriture, logement, etc.) ;
  • Un extrait (3-5 pages) des rapports d’étude que vous avez écrits pour des missions similaires ;
  • Une lettre de motivation indiquant pourquoi vous voulez entreprendre cette mission, votre capacité et expérience ainsi que votre disponibilité.

Pour plus d'indications, veuillez trouver ici les TdR étude bilan migration

Les candidatures (CV, offre technique et financière) sont recevables à selly.ba@sn.boell.org au plus tard le  03 Novembre 2018 à 18h. Seuls les candidat-es retenus seront contactés.

 

 

 

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